Ce que les Rosbifs ont volé et que les Grenouilles ont repris

Va-t-on parler gastronomie, te demandes-tu ? Eh bien non, on va parler langue, mon dada.

Salauds d’Anglais. Venus sur nos terres par delà les mers, pour nous prendre ce que nous avons de plus chers, nos mots. Notre argent et nos femmes également, sans doute. Et nous, pauvres fous, nous les laissons repartir avec un bout de notre culture, c’est-à-dire de notre âme. Sans parler de nos femmes, Aliénor d’Aquitaine en tête.

Heureusement, nous les leur avons repris, avec quelques modifications en prime. Les mots « tennis » et « mayday » par exemple. D’où pensez-vous qu’ils viennent ? Je vous le donne en mille, de l’hexagone ! Tennis est une déformation du mot « tenez » (du verbe tenir). En effet, lors du jeu de paume, ancêtre du tennis, les joueurs devaient annoncer la balle à leur adversaire en la leur envoyant. Prononcé par un Anglais, dans l’effort, « tenez » est devenu « tenèze » puis « tennis ». Et dire qu’aujourd’hui, on reproche à Sharapova de faire trop de bruit à chaque fois qu’elle tape la balle…

maria-sharapova-screaming

Quand au mot « mayday », il n’est que l’orthographe anglaise de l’expression « M’aider » des opérateurs anglais entendant la demande de rescousse d’un aviateur français en 1927. L’usage de ce mot est désormais mondialisé.

Je t’invite à en chercher d’autres et à nous les donner en commentaire. Moi, je vais faire une enquête de terrain. Ceci est une demande officielle de défraiement à mon rédac’ chef.

Aouch

Source avec une petite recherche sur la page de « mayday » (ctrl+f)

Bonusconfituredelediteur: en fait, de nombreux mots anglais sont d’origine française, pour la simple et bonne raison qu’on parlait français jusqu’à tard à la cour du roi d’Angleterre, qui comme chacun sait descend plus ou moins de Guillaume le Conquérant. Pour comprendre l’éternel ressentiment rosbif à l’égard de l’impérialisme frenchy, lire Ivanhoé, de Walter Scott.

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