« Vous avez le droit de garder le silence » : ce qu’il se cache derrière cette réplique

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Même si tu n’es pas un inconditionnel de séries policières ou de films américains de type policier, tu as FORCÉMENT entendu cette réplique environ un millier de fois dans ta vie.

Vous avez le droit de garder le silence. Si vous renoncez à ce droit, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant une cour de justice. Vous avez le droit à un avocat et d’avoir un avocat présent lors de l’interrogatoire. Si vous n’en avez pas les moyens, un avocat vous sera fourni gratuitement. Durant chaque interrogatoire, vous pourrez décider à n’importe quel moment d’exercer ces droits, de ne répondre à aucune question ou de ne faire aucune déposition.

En VO, ça donne :

« You have the right to remain silent when questioned. Anything you say or do may be used against you in a court of law. You have the right to consult an attorney before speaking to the police and to have an attorney present during questioning now or in the future. If you cannot afford an attorney, one will be appointed for you before any questioning, if you wish. If you decide to answer any questions now, without an attorney present, you will still have the right to stop answering at any time until you talk to an attorney. Knowing and understanding your rights as I have explained them to you, are you willing to answer my questions without an attorney present? »

Cette réplique est variable, on peut ajouter, enlever des morceaux, etc. Cette réplique, c’est ce qu’on appelle les Droits Miranda et l’avertissement Miranda.

En 1963, Ernesto Miranda, citoyen de l’Arizona est accusé de kidnapping, viol et vol. Ernesto n’est pas allé à l’école très longtemps, s’arrêtant à l’école élémentaire : du coup, sous la pression, il avoua et fut condamné.

Cette affaire, qui semble pourtant assez « banale », retient l’attention d’un ancien avocat, Robert J. Cocoran. Effaré par le fait que l’on puisse jeter en prison un homme n’ayant pas un niveau d’éducation très élevé de manière aussi simple, il décide alors de porter cette affaire devant la Cour Suprême, entouré de solides avocats.

Et c’est le 13 juin 1966 que la décision est rendue : la Cour Suprême s’est appuyée sur le 5ème amendement du Bill of Rights qui stipule que nul ne peut être forcé à témoigner contre lui-même, et le 6ème amendement qui précise que l’accusé a droit à un avocat.

En résumé, la justice américaine a instauré les Droits Miranda afin que les citoyens américains les moins éduqués n’avouent pas les faits au premier coup de pression.

Tu vas pouvoir briller en société en tout tranquillité 😉
Tim

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