Faites des heureux : urinez sur un croûton

« On est toujours le con de quelqu’un », burinait fièrement l’un de mes professeurs.

Une manière d’expliquer à la viande estudiantine qui lui faisait face l’importance des têtes de gondole en GMS (comprendre « grandes et moyennes surfaces »). Aujourd’hui seulement je réalise la portée de l’assertion, que l’on pourrait résumer en un propret : « on trouve toujours plus fort que soit ». Surtout en matière de déviance de type sexuelle, ajouterais-je.

Oublions tout le sordide que nous offre l’internet lors de notre promenade onaniques quotidiennes #2dogs1girl. Aux oubliettes les copines mangeuses d’excréments. La réalité des toilettes publiques se révèle bien plus excitante.

TMTC

Jusqu’au début des années 80, les trottoirs des villes étaient habillés de Vespasiennes. Il n’était pas rare de tomber, au détours d’un de ces espaces publics, sur un petit morceau de pain au fond de l’urinoir, ballotté par les flots, imbibé jusqu’à plus soif. Un petit morceau de pain déposé ici, sauf phénomène boulanger surnaturel, par un « soupeur » de passage dans le quartier.

Soupeur, on voit dépasser ta jambe…

Un « soupeur » ? Au-delà des liens les plus étranges envoyés sur Outlook, une bande de petits mecs qui aimaient à déguster un crouton humide de l’urine d’un étranger de temps à autres. A l’heure du sexe en navigation privée, les « soupeurs » apparaissent comme des poètes.

Bisou mouillette,

Georges.

Une source (sic), une autre et encore une autre.

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A la demande du Collectif des Soupeurs Anonymes, voici deux précisions utiles :

Les soupeurs sont globalement attirés par les sécrétions d’autres individus. Ainsi si l’on trouve les « soupeurs d’urine », on rencontre également les « soupeurs de semence », qui récupèrent les sécrétions fertiles d’autre sapiens (une pratique connue chez les prostituées). On parle de « faire dinette ».

Enfin, les soupeurs n’ont rien à voir avec les hommes lézards et autres légendes urbaines. Leur culture est reconnue dans de nombreux écrits.

Une bonne raison de terminer sur la prose des bas-fonds de Céline.

« Y avait les lopailles trop vertes pour aller déjà au Bois… Une même qui revenait tous les jours, son truc c’était les pissotières et surtout les croûtes de pain qui trempent dans les grilles… Il racontait ses aventures… Il connaissait un vieux juif qu’était amateur passionné, un charcutier rue des Archives… Ils allaient dévorer ensemble… Un jour, ils se sont fait poisser… ».

En bonus :

 

Bisous,
Georges

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