Tu veux clôturer un projet, mais est-ce que tu as du fil barbelé ?

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Au rang des expressions qui m’énervent, « prendre le parti pris » ou le fameux « malgré que »  figurent en assez bonne place, mais penchons nous aujourd’hui sur le verbe « clôturer »

J’ai toujours eu du mal à me positionner vis-à-vis de la langue française. Je l’aime tellement que l’entendre se faire massacrer me fait mal, mais je sais aussi qu’à travers le vocabulaire que je dois utiliser dans mon cadre professionnel, je contribue à l’ « anglicisation »  globale, à laquelle on ne peut visiblement pas faire grand chose.

J’y reviendrai plus tard, mais dans le fond, pourquoi forwarder quand on peut faire suivre ? Ce qui ne m’empêche pas de trouver complètement absurde la traduction de thumbnail en imagette, alors que vignette ou miniature font très bien le travail.

Inévitablement, je me fais donc régulièrement traiter de Nazi, de conservateur, que la langue doit bouger, et qu’après tout, on s’en fout, parce que si je veux du « tout français » je n’ai qu’à partir au Québec.

Certes, mais laisse-moi t’expliquer pourquoi tu fais erreur en clôturant un projet. En effet, le verbe clôturer n’a, selon l’Académie Française herself, qu’un seul et unique sens, à savoir poser une clôture. Oui, une clôture, que tu poses avec tes bottes, pour mettre des vaches ou des moutons dedans. Alors certes, c’est un peu comme le « après que » suivi de l’indicatif, ça sonne moins bien.. mais voilà qui devrait clore le débat.

Et toi, c’est quoi l’expression qui t’énerve le plus ?

Prends soin de toi,
LCS 

 

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