Le Hashtag : définition

Un jour, en voulant briller en société, j’eus subitement l’impression de venir d’une autre planète en évoquant le mot « hashtag ». Ce qui m’a fait réaliser que Twitter reste un monde très obscur pour le commun des mortels.

Tout d’abord, pour les durs de la feuille : non, ce n’est pas une ancienne institution politique allemande. Et pour être sûr que l’on se comprenne bien : les hashtags, c’est sur Twitter.

A lire : mon Toast consacré aux origines du Hashtag. 

Le principe du hashtag mérite donc une petite explication : tout d’abord, d’un point de vue étymologique, il se compose de hash (une sorte de dièse, que les anglo-saxons ont souvent l’habitude d’utiliser en substitution au terme « number ») et de tag. Ce dernier signifiant « mot-clé ». Voilà, un hashtag c’est un mot-clé précédé d’un dièse (en fait, c’est un croisillon). Non, tu déconnes !

Mais ce n’est pas tout : « hashtager » un mot le rend cliquable. Par exemple, si j’écris la phrase suivante :

« Quelqu’un a-t-il déjà trouvé un #emploi grâce à #viadeo ? »

Si l’on clique sur emploi ou sur viadeo, on accède ensuite à tous les tweets qui mentionnent ces termes (vous pouvez d’ailleurs cliquer sur ces deux mots pour voir un résultat de recherche Twitter). Ce qui peut s’avérer utile, sachant que, dans ce cas certains recruteurs feront ce type de recherche. Un terme ne doit pas absolument être « hashtagué » pour apparaître dans les résultats de recherche. Le hashtag est avant tout un raccourci (et un lien) qui permet de ne pas passer par la fonction recherche de Twitter. Disons qu’il s’agit de la fonction de base du hashtag, partant du principe que tout le monde tweete des choses intéressantes et riches en contenu.

Mais sinon, à quoi ça sert ?

Le hashtag commence à se faire une place au sein de la culture populaire américaine, en témoigne par exemple l’épisode 3 de la saison 7 de How I met yourMother, dans lequel, suite à un pari perdu, Barney s’exclame tout en mimant un croisillon :  « Hashtag burn, hashtag your tie is still dumb, hash tag refill! » ou encore « Hashtag Burn, HashTag Duck Tie Slams, Hashtag Stinson Rocks ! »

Grâce à la créativité des twittonautes, le hashtag a rapidement été utilisé pour donner une thématique à un tweet.

Exemples :

« Le dimanche après midi à Dijon #lamort »

« il est 11h30 et déjà j’en peux plus #faim »

« Super vidéo virale #NSFW »

Dans ces 3 cas, l’expression taguée n’est pas vraiment riche de sens, et ne mérite pas nécessairement de recherche. Elle sert simplement à raccourcir laphrase et la styliser, au lieu de dire textuellement « j’ai faim », « c’est la mort » ou encore « à ne pas regarder au travail » (Not Safe for Work).

Puis vint le moment où l’on vit apparaître des tweets uniquement composés de hashtags, à l’instar de ceux m’envoyaient mes collègues dans des moments de détresse, tels que « #internetexplorer6 #galère #bug » ou encore « #faim #gras #pâtes ». J’ai aussi eu pour habitude de ponctuer mes tweets de #joie, #bonheur, #réenchantement lorque m’arrivait un petit plaisir de la vie, d’où la baseline de ce blog.

Autre tendance : les hashtags éphémères, qui consistent par exemple à remplacer un mot dans un titre de film par klout.

Ainsi le tweet ressemblera à « les 7 klout de cristal #remplaceunmotdansuntitredefilmparklout ».

Généralement, ce genre de hashtag disparait au bout de quelques jours, voire quelques heures.

Enfin, les hashtags peuvent servir de commande. Si vous synchronisez votre compte facebook et votre compte twitter mais ne désirez pas que tous vos tweets apparaissent sur facebook, seuls apparaîtront les tweets contenant #fb

Personnellement, je vois en les hashtags un formidable moyen de styliser et de synthétiser le discours. Evidemment, l’effet est plus saisissant à l’écrit, mais on peut s’attendre à voir débarquer les « hashtag dans ta face », tout comme on peut dire « je like » (encore que). Deux bémols (jeu de mot) cependant : la durée de vie et la percée dans le mainstream. Twitter s’installera-t-il suffisamment dans le temps pour que de telles expressions puissent traverser l’Atlantique (sachant que le public Français est plutôt hermétique au langage web) ?  De plus, les allusions aux hashtags et l’utilisation de ces derniers, que ce soit sur twitter mais surtout dans les textos ou sur Facebook (ce qui est techniquement inutile mais vraiment fun lorsque l’on connait la référence), restent pour l’instant communautaires. Et surtout un truc de geek, qui restera peut-être complètement obscur aux yeux du grand public…

Par ailleurs, tout comme on a vu émerger les objets dérivés de fonctions facebook, tels que les tampons « j’aime », je m’attends à ce que des artistes s’emparent du hashtag pour donner naissance à un mouvement « Ashtag Art », mouvement qui pourrait s’avérer très intéressant (du reste, c’est une idée à prendre, amis graphistes !).

Et vous, que pensez vous de l’avenir du hashtag comme moyen d’expression, outre le monde de twitter ? Que pensez-vous de la récente gtraduction de « Hashtag » par « Mot Dièse »‘ ? En tout cas, on a notre avis sur la question ! 

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