Echec Flamboyant : Rise of the Robots

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L’histoire du jeu vidéo est ponctuée de chefs d’œuvres, mais aussi de la série Call of Duty. Entre les deux, il y a Rise of the Robots.

1994. La vie est belle pour nous autres: la menace communiste est effacée et c’est l’âge d’or de la super nintendo, perverse machine nippone à plaisir. Si tu es plutôt un ptit gars ou une ptite cocotte du mercredi, la lumière est venue dans Televisator 2, avec Cyril Drevet. Si tu es davantage du type week end, c’est Jean-Michel Blottière et Delphine de Micro Kid’s qui t’en ont parlé le dimanche matin.

Dans tous les cas, tu as palpité le jour de l’annonce de la sortie prochaine d’un jeu de combat appelé Rise of the Robots. Ce jeu représente l’espoir d’un véritable beat’m up occidental, parce que bon, Mortal Kombat à côté de Street Fighter II, ça fait tiep. Imagine: incarner des guerriers cyborgs dans un monde post-apocalyptique. Un jeu de baston avec une vraie ambiance, un scénario inspiré de Terminator, et aucun chinois en pyjama ? Des flots de salive coulent déjà le long de tes commissures, et pourtant, tu n’es qu’aux prémices de la découverte du ciel bleu: le jeu sera entrecoupées de « scènes cinématiques », le graal vidéoludique de l’époque: des séquences vidéo en images de synthèse, à une période où l’on est déjà heureux de pouvoir afficher 256 couleurs; le tout sera d’une beauté à couper le souffle, avec son pré-rendu 3D érotique ; le héros profite d’un design exceptionnel, et cerise sur la pièce montée, la musique sera en partie composée par Brian May, guitariste de Queen et sosie de José dans Hélène et les Garçons.

Et à l’arrivée: peut-être l’une des pires bouses du genre avec Clay Fighter et Ergheiz. Un gameplay immonde comme la figure de Ribéry, un choix de personnages minimum comme le temps de travail d’un député, une difficulté intenable, et surtout une déception d’autant plus forte que les espoirs étaient grands. Certains magazines comme Game Informer n’hésiteront pas à le classer « pire jeu de l’année ». Pourtant, quand on regarde le design, quand on écoute la bande-son, quand on se penche sur le scénario, quand on lance la cartouche et qu’on se laisse un peu porter, on se dit qu’avec un tout petit effort et un gameplay simplement moyen (Fatal Fury, anyone ?), l’Occident aurait pu avoir un jeu digne de ce nom.

Maintenant qu’on est plus obligé de lâcher entre 400 et 600 francs pour ouvrir cette belle boîte et se rendre compte de la tristesse du monde, on peut se contenter de regarder les artworks et d’écouter les musiques réalisées par Mirage, et espérer qu’une bande de devs avec du goût reprennent la licence et reboote tout ça. Parce que les jeux de baston avec des cyborgs, c’est l’étoile qui manque dans notre ciel.

Hyper cordialement,

NXF.

 

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