L’invention de la Bossa Nova : une histoire de chuchotement

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La Bossa Nova est généralement considérée comme une musique très chill, idéale pour faire la sieste, conclure en fin de soirée ou se détendre le dimanche.

Il serait pourtant réducteur de s’en tenir à cette image. La Bossa Nova, comme le Reggae, fait partie de ces musiques très cool en apparences, dont le message n’est pas moins engagé. Prouvant que tu n’es pas obligé de te ruiner les cordes vocales qui faire part de ton mécontentement.

Ne pas se ruiner les cordes vocales était même le but de l’une de ses figures de proue et inventeur : João Gilberto. Tu le connais forcément :

Avant de sortir l’un des morceaux les plus repris du 20e siècle, João Gilberto débarque à Rio dans les années 50 pour tenter de se faire un nom dans la musique. La mode est à la samba, mais n’était pas un grand technicien vocal, il décide de masquer ce défaut et de créer son propre style. Il chante en murmurant, ralentit le tempo et abandonne la basse surdo et les percussions propres à la Samba.

Cela lui permettra d’attirer l’attention de l’autre grand nom de la bossa, Carlos Jobim, qui viendra lui apporter plus de richesse dans les accords, harmonies et arrangements. Ce nouveau style lui attirera également les foudres de certaines radios, friandes de rythmes plus énergiques.

Quant au terme de Bossa Nova, s’il signifie littéralement la « bosse neuve », il faut plutôt aller chercher le second sens du mot « bossa » : avoir la bosse pour quelque chose. Donc, être doué dans le fait de proposer quelque chose de nouveau. C’est un peu long, mais sacrément couillu.

Prend soin de toi,

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