Le CD : 12 cm de bonheur

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Créé en 1980, le CD est devenu un standard à partir des années 90. Peu à peu, le vinyle fut remplacé par ces petites galettes de 12 centimètres de diamètre. Mais pourquoi 12 cm ?

Le format CD fut élaboré par Sony et Philips. Contrairement à d’autres formats, le CD aura au moins eu le mérite de mettre tout le monde d’accord dès sa sortie et de n’imposer à personne une période flottante où deux standards se tirent la bourrent. Mais encore fallait-il que les concepteurs se mettent d’accord. A la base, Philipps était parti sur un disque de 11,5 centimètres et Sony sur un disque de 10 cm. Et ensuite….ensuite, l’histoire nous offre plusieurs versions différentes :

 –  Le diamètre d’un CD est de 12 cm car l’avis d’un homme changea tout. Cet homme, c’est Norio Ohga, un ancien chanteur lyrique qui était parvenu à obtenir un job chez Sony après avoir écrit à la firme une lettre critiquant la qualité audio des enregistreurs à cassettes de l’époque. De fil en aiguille et se retrouvant à tête du « projet CD », il demanda à faire graver sur un CD la neuvième de Beethoven, qui était selon lui une oeuvre qui permet d’éprouver la qualité des disque en raison de l’alternance entre passages vocaux et instrumentaux, et de la forte modulation de ces derniers. 12 cm était la taille nécessaire pour obtenir les fameuses 74 minutes de la Neuvième de Beethoven, à savoir la version la plus lente, enregistrée en 1951.

– Le diamètre d’un CD est de 12 cm parce que le célèbre chef d’orchestre Karajan souhaitait un format qui puisse contenir l’intégralité de la Neuvième de Beethoven. Une autre légende voudrait que la demande provienne en réalité de l’épouse du président de Sony.

– Le format d’un CD est de 12 cm parce que selon Kees Immink, responsable technique de chez Philips, c’est une taille neutre sur laquelle les deux constructeurs se seraient finalement mis d’accord.

Même si cette dernière solution a des chances d’être véridique, on est d’accord qu’elle ne fait pas rêver. On lui préférera le purisme germain ou le perfectionnisme nippon. Après tout, si le storytelling se construisait uniquement à partir d’histoires vraies, ça se saurait… 

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