Tupac et les Isley Brothers

Contre la grisouille, le réenchantement. Aujourd’hui : les Isley Brothers et Tupac Shakur.

The Isley Brothers, Let’s Fall in Love, 1979

D’un côté, nous avons des ténors de la soul/funk, qui se sont illustrés dans les années 50 et 60 avec du R’nB, puis dans les années 70 et 80 avec un gros son funk.Let’s Fall in love est typique de cette époque : tempo ralenti, thématique de l’amour plus que prononcée, chant feutré, guitare qui chiale et caisse claire en avant. Tous les ingrédients qui font de ce morceau un incontournable de la soul/funk, tendance natalité, comme dirait l’autre.

Tupac, Better Dayz2002

De l’autre, nous avons un rappeur mort, à savoir l’illustre Tupac Shakur. Décédé en 1996 à l’âge de 25 ans des suites d’une fusillade en voiture, il a très rapidement acquis le statut de mythe.

Il faut dire que le bonhomme avait un charisme incroyable, une voix d’une profondeur et d’une intensité à vous faire hérisser les poils du dos et un flow inouï. Avec 75 millions d’albums vendus, dont une grande partie est sortie à titre posthume, Tupac est l’un des morts les plus rentables de l’histoire de la musique. En 2002, pour son cinquième album post-mortem, une vieille maquette est remise au goût du jour. Celle-ci s’appelle Better Dayz et a subi un sérieux lifting audio : la majorité des pistes sont rejouées, tandis que subsiste la guitare couineuse des Isley. Un autre élément couineur fait son apparition : Ron Isley, le chanteur des Isley Brothers, qui vient nous faire plaisir en nous gratifiant de aaahhhhh better dayz durant ces quatre minutes de bonheur.

Oui, car il s’agit bien de bonheur : les accords s’enchainent merveilleusement, les paroles en font un morceau de rap « conscient » par excellence, tendance rédemption mais toujours très justes. Le travail sur la voix de Tupac est excellent, même si l’on note par moments une légère saturation lorsque que le flow s’intensifie, notamment durant le troisième couplet.

Verdict : deux titres jouissifs : dans Better Dayz, le sample bénéficie d’un traitement qui  lui donne une grande puissance mélancolique, tandis que l’original mérite de figurer dans votre playlist fin-de-soirée. Un Versus qui n’en était pas vraiment un, tant les deux morceaux dégagent chacun une puissance époustouflante.

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