99 Francs…et la réalité : vis ma vie en agence #2

Pour rester dans la même veine que l’article de LCS, je vais faire un parallèle entre 99 Francs et la réalité de la vie d’agence. Au final, c’est très rapide vu que mon activité n’est absolument pas dépeinte dans ce film, donc aucune comparaison n’est possible. Après, je peux tout de même comparer au niveau des agences, et encore…

Depuis presque 6 mois, j’effectue mon stage dans une grande agence parisienne en Community Management, profession apparue au moment où se développaient le web 2.0 et les médias sociaux.

Le CM, il sert à quoi en fait ?

Si on se base sur les croyances populaires, le CM c’est le mec derrière son PC (ou son Mac) toute la journée, qui bosse pour le compte de marques et modère une page Facebook. C’est le mec qui dit « ferme ta gueule » à un troll sans pour autant l’expliciter comme ça.

Et bah en fait, non. Le Community Manager, s’il fait son taf correctement, peut devenir la pierre angulaire d’une stratégie de communication digitale.

Aujourd’hui, à l’heure où tout va plus vite, Internet est devenu un moyen ultra rapide de communiquer. Et à moindre coût. Les réseaux sociaux servent alors de place publique où la marque engagera des crieurs de rue. Et le but, c’est l’interaction avec le consommateur, l’instauration d’un dialogue et d’une relation de confiance.

Pour en venir aux faits…

La question qu’on se pose, du coup, c’est qu’est-ce que je peux bien foutre ?
Non, je ne gère pas de pages Facebook. Les contenus KIKOO-LOL-MDR qui nous exaspère sur Facebook ne viennent pas de moi. Ou pas encore.

Mon tuteur de stage a une toute autre logique quant à la formation d’un stagiaire, et c’est ce qui rend mon stage d’autant plus intéressant parce qu’il m’a vraiment appris la stratégie social media en amont de l’opérationnel. Et il s’acharne surtout – et c’est pas gagné – à faire en sorte que je structure mes raisonnements. Pour un étudiant de fac, où la théorie est priorisée, mettre en pratique nos connaissances sur le terrain demande de l’organisation et de la concentration.

Et en parallèle à tout ça, j’ai cette fameuse mission en fil rouge, qui consiste à élaborer une plateforme de veille destinée à l’interne. Je ne connaissais le community management qu’en surface et il s’avère que c’est finalement bien plus poussé que de simples publications sur Facebook. Alors oui, il peut arriver que ça m’emmerde de faire certains trucs, mais j’arrive toujours à y trouver un intérêt, à apprendre des choses. Donc c’est enrichissant et j’en apprends tous les jours. Ça c’est l’effet Kiss Cool plutôt sympa. Parmi les trucs cool, on peut citer la recherche de wordings, les « avant-premières » en interne quand on peut tester des onglets, le fait de bosser avec des créas, des motion designers, des développeurs. Dans les trucs moins cool, y a les reportings notamment. Ma non-organisation naturelle me pousse dans mes retranchements et je dois me faire violence pour livrer un document clair, précis et analytique.

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Et l’agence, alors ?

Et bien l’agence est très cool. Je suis d’un naturel plutôt discret et observateur, donc pour l’intégration en général, c’est pas top top et encore moins quand tu débarques dans un pôle digital où tout le monde se connaît, bosse ensemble et limite vit ensemble. Mais tout le monde est très ouvert, très cool et tout se passe bien. Y a quand même une bonne ambiance en général et ça, ça aide beaucoup à ne pas se sentir mal au taf. Tous mes collègues sont ouverts, discutent de tout, on découvre qu’on a des points communs avec chaque personne. Bref, ça se passe carrément bien.

En bref…

Le Community Management, c’est pas juste du Facebook sans queue ni tête. Il y a derrière une vraie stratégie posée et cohérente en fonction de la marque. Subjectivement, on peut considérer certaines pages ou contenus comme du bullshit mais c’est toujours cohérent avec la marque (genre Carambar ou autre).
Il faut également penser en termes de plateformes, d’adaptation du discours, de l’utilité de chacune d’elles. On ne communique pas de la même façon sur Facebook et sur Twitter, par exemple. On a pas mal de plateformes à notre disposition et il faut toujours se demander comment on va les exploiter. Il n’y a aucune utilité à être présent partout. Ce n’est déjà pas toujours facile à gérer, alors quel est l’intérêt de retrouver la même info partout ?
Il faut penser à bien distinguer les réseaux sociaux, qui ne servent pas tous le même objectif.

Pour finir, et parce que faut apporter une touche d’utilité à ce post, qu’est-ce qu’un bon statut Facebook ? Pour donner quelques clés, pensez user-centric, pensez message enrichi, et pensez incitation au commentaire et/ou au partage.

Enfin, si vous souhaitez voir sur un ton humoristique ce qu’il ne faut pas faire (c’est-à-dire prendre les membres de la communauté pour des abrutis, vous pouvez aller jeter un oeil sur la page de la Condescending Brand Corporate Page

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