Le barcamp : le 2.0 dans la vraie vie

Tu te fais traiter d’alcoolique quand  tu déclares avoir passé la journée à un barcamp ?

Pour ma part c’est le cas. Et quand je dois expliquer de quoi il s’agit, j’ai le sentiment d’être un scientologue prosélyte croisé avec un geek boutonneux, le tout ayant mangé un marketeur en plat de résistance avec un hippie au dessert.

Pourtant, un barcamp c’est tout ce qu’il y a de plus cool et de plus sain. Le concept est né en Aout 2005 dans la ville de Palo Alto, en Californie, berceau de nombreuses innovations en matière de nouvelles technologies. L’idée de base est la suivante :  « pas de spectateurs, tous acteurs », contrairement au modèle classique où des centaines de personnes en écoutent parler une seule. Dans le powerpoint qui retrace les origines du premier Barcamp, il est donc indiqué qu’il a été organisé par 6 personnes dotées de 2500 dollars (obtenus auprès de sponsors), réussissant à attirer 300 personnes. Not bad !

Pour son organisation, le barcamp mise sur les outils 2.0 tels que blog et wiki pour la propagation de l’information, et sur la générosité des sponsors afin de fournir locaux accès internet, projecteurs ou encore restauration aux barcampeurs. Si, à l’origine, ces non-conférences sont axées sur les nouvelles technologies, elles ont rapidement été déclinées en autant de variantes qu’il y a de sujets possibles : winecamp, travelcamp, foodcamp, wordcamp (pour wordpress), etc…

En général, l’organisation est la suivante : le barcampeur s’inscrit par avance sur un wiki et choisit trois tags (mots-clé) qui le caractérisent. Le matin même, les propositions de chacun sont recoupées en différents ateliers d’environ une heure au sein desquels le but est d’échanger ses connaissances sur un sujet, de manière à s’enrichir mutuellement, voire à faire avancer le débat si tout le monde joue le jeu. Oui, car parfois, entre les touristes, les endormis, les super pros ou les fanatiques qui viennent faire leur publicité pour tel ou tel modèle d’open-source, les discussions ne sont pas toujours aisées. Même si les cas cités restent relativement rares. Parfois, certains barcampeurs utilisent la technologie de la vidéo-(non)conférence, toujours dans cet esprit de partage lié au 2.0.

Les barcampeurs sont également incités à reporter en direct les principales questions évoquées, mais aussi à poster leurs photos. Pour Twitter, un hashtag spécifique est déterminé, de manière à pouvoir retracer tous les livetweet, et éventuellement les projeter en temps réel, via des applications telles que Twitterfountain (merci à @gmaubon pour l’information).

Passé ces descriptions fonctionnelles, voici ce qui m’a séduit dans le concept du barcamp :

-on y apprend toujours quelque chose

-le fait que chacun puisse y apporter ses connaissances instaure une relation horizontale entre les acteurs. Ce qui s’inscrit parfaitement dans la logique 2.0.

-il permet de faire de belles rencontres et d’agrandir son réseau

personne n’est forcé de s’y rendre, donc a priori toutes les personnes présentes sont intéressées et connaissent leur sujet.

-comme le programme est établi au dernier moment et qu’il est interdit de préparer quoi que ce soit, il faut savoir être réactif et puiser dans son savoir.

-accessoirement, on ressort souvent avec des goodies, mais là c’est l’enfant de 5 ans qui parle.

Seul élément regrettable : le blog officiel de barcamp France n’étant plus à jour depuis quelques temps, il faut se tenir au courant « manuellement » pour savoir où et quand se trouvent les prochaines non-conférences.

EDIT : Si vous voulez vous tenir au courant, je vous encourage à rejoindre ce groupe Facebook (merci à nouveau à @gmaubon).

Je vous quitte sur les règles du barcampeur, qui donnent tout de suite le ton. On y retrouve cet aspect communautaire propre au monde des geeks (ainsi qu’une belle référence).


Pour en savoir plus :

le manifeste des barcampeurs

diaporama sur les origines

 

 

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