Le réenchantement du monde

Le réenchantement du monde, en voilà une mission qu’elle est belle ! Et qui va s’en charger ? Une chose est sûre, le réenchantement a aujourd’hui investi le terrain de la communication. Mais d’où vient cette notion ? Malheureusement, Wikisolal is back, car nous devons, pour mieux comprendre le réenchantement, remonter plus d’un siècle en arrière, à l’époque de Max Weber, qui a certainement fait ton bonheur si tu n’as pas trop séché les cours de socio.

A l’origine, le désenchantement du monde

A la fin du XIXe siècle, Weber fait état du « désenchantement du monde ». Qu’est-ce ? Pour le comprendre, il faut entendre « enchantement » dans le sens de « magie ». Et oui, à la fin du XXème siècle on commence à croire moyennement en le surnaturel, en la magie ou encore en Dieu, d’autant qu’un certain Darwin a déjà appliqué une bonne sous-couche. Les progrès de la science ont mené à une rationalisation totale des phénomènes naturels, que l’on ne cherche plus à expliquer comme étant régis par des sources cachées. Et tout au long du siècle suivant, nous n’avons fait qu’arrêter de croire que les forêts étaient peuplées de lutins ou encore que des trésors se trouvaient au bas des arcs-en-ciel.

Aujourd’hui en 2012, face à tant de connaissances disponibles d’un clic de souris il est vraiment difficile de croire en quoi que ce soit de fantastique. Et si l’on ajoute à cela (au hasard bien sûr) des phénomènes tels que la dette, la situation en Grèce, le chômage ou encore les chroniques d’Ariane Massenet, croire en des lendemains qui chantent est devenu une gageure de chaque instant.

Le réenchantement, c’est donc un double enjeu :

à l’échelle individuelle, c’est apporter un brin de féérie dans le quotidien, ce que l’on pourrait qualifier de « petits bonheurs du jour ». Un sourire, un moment qui nous a plu et que l’on partage, une rencontre. Faire d’une étincelle un feu de joie. Mais se poser également moins de questions et accepter de croire en des histoires pas rationnelles pour un sou. Ne pas confondre avec une quête de bonheur par l’ignorance ou autres techniques dites « de l’autruche ».

à l’échelle de la communication, c’est redorer son blason pour certains, rétablir ou renforcer la confiance pour d’autres. Certains parlent de logique du père Noël. Oui, nous en sommes là. Mais nous en avons besoin. Ainsi, le réenchantement en communication peut revêtir plusieurs formes : storytelling, nostalgie, néostalgie, autant de concepts sur lesquels je m’attarderai très prochainement.

L’idée, outre de rétablir une certaine foi en l’humanité, serait de voir la vie en rose. Quitte à se mettre des œillères ? Tout dépend de ta capacité à te laisser raconter des (belles) histoires !

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous recommande « Le réenchantement du monde » par Michel Maffesoli.

, 4 Commentaires

Cultive également ton style avec notre ami Tostadora.fr

Dans le même goût :