The Dark Knight Rises : Conclusion d’une fable moderne

Hier soir, avant-première de The Dark Knight Rises à l’Olympia de Dijon pour découvrir le dernier opus des aventures du Chevalier de Gotham City.

Une petite pensée pour les victimes d’Aurora est de mise. Un coup de pub gratuit pour le film, en espérant qu’il ne s’avérera pas être trop négatif.

Je pense que le revoir une seconde fois ne serait pas de trop étant donnée la complexité de ce film et les innombrables subtilités. J’ai lu beaucoup de critiques négatives sur ce film voire de simple tweets disant « Ce film, c’est de la merde. Fuck Nolan ».
À ceux-là je réponds : « Stop rage ».

Les fanboys ne comprendront-ils jamais le sens du mot adaptation ? Quel aurait été l’intérêt de reprendre l’arc Knightfall pour en faire un film ? D’autres sont restés sur le génie de The Dark Knight. Ce dernier volet est à mon sens incomparable au deuxième volet de Nolan. Ce n’est pas le Joker qui est en face, pas un malade mental imprévisible dont on ne connaît pas les réactions. Nolan a redonné ses lettres de noblesse à Bane dont l’image a soigneusement été ravagée par Joel Schumacher dans Batman Forever en 1995.

Le Pitch

Qu’est-ce qu’il se passe dans ce film, grosso modo ? 8 ans après The Dark Knight, Batman n’est plus. La loi Harvey Dent sur la criminalité (conférant beaucoup de pouvoirs à la police et supprimant la liberté conditionnelle des prisonniers), a contribué à faire de Gotham City une ville au taux de criminalité quasi inexistant. Gordon comme Bruce Wayne se sont un peu ramollis. Puis intervient Bane, grand terroriste faisant de Gotham City son terrain de jeu. Bruce Wayne se retrouve donc dans l’obligation de reprendre du service en tant que Batman, croisant le chemin de Selina Kyle alias Catwoman, chapardeuse d’objets de luxe profitant du calme de Gotham pour développer son activité florissante.

C’est, en gros, le topo du film. Je n’en dirai pas plus de peur de vous spoiler le film.

La Critique

La critique, maintenant. D’un point de vue technique, la réalisation est dynamique et toujours juste, le scénario extrêmement bien ficelé. Il est vrai que The Dark Knight Rises peut se révéler prévisible par moments, voir susciter quelques sentiments d’indignation, le tir étant toujours rectifié. Nolan, en tant que scénariste et réalisateur n’a plus rien à prouver lorsqu’on regarde sa filmographie quasi parfaite. Ce film peut paraître un peu lent, mais tout comme The Dark Knight, le ton monte crescendo jusqu’à l’explosion de l’intrigue à la fin.

Les Personnages

Les personnages sont vraiment intéressants. Tandis que Batman Begins développe le passage de Bruce Wayne à Batman, que The Dark Knight nous montre un Batman au top de sa forme, The Dark Knight Rises nous narre la complexité existant entre les deux personnalités du héros : Batman et Bruce Wayne. Anne Hathaway dans le costume de Catwoman nous livre une adaptation différente de celle de Michelle Pfeiffer dans Batman Returns en 1992, mais très convaincante. Elle est tout de même très sexy dans ce costume moulant !
Bane s’impose en personnage charismatique, et très puissant. Si j’en dis plus, je spoil, donc je vous laisserai apprécier ce personnage à sa juste valeur.
Joseph Gordon-Levitt dans le rôle de Jack Blake a également son importance en tant que bon flic de Gotham City et m’a personnellement beaucoup surpris.
Gary Oldman, fidèle à lui-même. Le commissaire Gordon est un leader né.
Le seul mauvais personnage/mauvais acteur, finalement, c’est Marion Cotillard. Déjà que le doublage français est tout bonnement atroce, son jeu d’actrice est simplement risible.

 

Bane cats

 

Les thèmes

Nolan a choisi de développer plusieurs thèmes. Certains assez polémiques, à commencer par le terrorisme ou l’anarchie, des concepts anti-américains, s’il en est.

Le tout est soigneusement agrémenté d’une évolution pour chaque personnage, le plus intéressant étant Bruce Wayne/Batman. Après les frasques du Joker dans The Dark Knight, Bruce Wayne n’est plus que l’ombre de lui-même, obligé de revêtir le costume de Batman pour lutter contre une nouvelle menace et essayer d’être un symbole d’espoir et également embrasser sa destinée. Il se retrouve tout au long de ce film en proie à un voyage intérieur, essayant de conjuguer au mieux ces deux facettes de sa personnalité, en reprenant pratiquement du début.

Si vous avez aimé The Dark Knight, il y a fort à parier que vous ne serez pas déçu par ce dernier opus. Si vous ne jurez que par The Dark Knight, j’espère que vous vous rendrez compte que The Dark Knight Rises est totalement différent et que la comparaison est inexistante.
Quoiqu’il en soit, vous ne perdrez ni votre argent ni votre temps en allant voir ce film au cinéma. Regardez, écoutez, appréciez et livrez-nous vos impressions !

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