La veille sur Internet : les bonnes questions à se poser

veille

Pour effectuer une veille efficace, il faut certes les bons outils, mais aussi partir avec les bonnes questions en tête.

Petit rappel : la veille consiste à rechercher des informations, soit dans un domaine particulier, soit pour “humer l’air du temps” comme dirait l’autre.

La curation, quant à elle est une notion un peu plus complexe : elle relève davantage de la sélection de ces informations dans le but de les recouper, les synthétiser, mais aussi les conserver.

Si l’on schématise à l’extrême, la veille pourrait être intégralement automatisée, alors que la curation consiste à faire des choix et s’avère plus humaine. Mais le veilleur fait forcément des choix, ne serait-ce que parce certaines informations vont davantage attirer son attention (à moins qu’il ne s’agisse d’un vulgaire retweeteur automatique de hashtags, mais nous y reviendrons).

Avant de mettre en place son système de veille, il est intéressant de se poser les questions suivantes :

-pourquoi est ce que je fais de la veille ?

Si les technologies ont changé, la veille reste ce qu’ont fait des millions de journalistes et de thésards, à savoir de la recherche dans un domaine plus ou moins global. En effet, quand un chercheur travaille sur un sujet, il ne se contente pas de lire des publications scientifiques : il s’imprègne également de tout ce qu’il peut rencontrer autour de lui, dans le but de trouver l’inspiration. A la base, le curieux est un veilleur malgré lui. Évidemment, la veille se doit également d’être effectuée dans le cadre d’un activité professionnelle : le monde de l’information, du marketing et de la communication s’y prêtent particulièrement.

-quel intérêt ai-je à la partager ?

La réponse dépend évidemment de la confidentialité. Si la veille est effectuée dans un contexte professionnel, éviter de crier haut et fort sur les réseaux sociaux que l’on a trouvé un dossier trop bien est évidemment la moindre des choses. Ceci dit, on reste généralement face à des contenus publics, auxquels tout un chacun peut accéder.

En revanche, on peut se questionner sur le partage des informations sur les réseaux sociaux. Si le partage de la veille va effectivement dans le sens d’une collaboration globale et d’un apport mutuel de connaissances, il se dégage une problématique de taille : dans quelle mesure ce partage sert-il à montrer que l’on est à la pointe de l’actu plus qu’à informer ? Si peu de veilleurs partagent à outrance sur Facebook, c’est loin d’être le cas sur Twitter. Soyons honnêtes : le veilleur lambda, celui qui est simplement curieux ou qui se doit de le faire pour se tenir informé n’y passe pas ses journées. Au mieux, il se bloquera peut être 30 minutes en début de journée avec son café, mais il est généralement rattrappé par un truc qui arrive assez régulièrement : le boulot. Quand quuelqu’un tweete plus de 15 articles par jour, il y a de fortes chances qu’il n’ait pas lu plus loin que le titre (ou qu’il n’est pas si overbooké).

-qu’est ce que je conserve /qu’est ce que j’en fais ?

“Merde, y’avait un mec qui avait fait un truc trop bien, j’ai vu ça je sais plus où…”. Tu la connais cette phrase récurrente en brainstorming ? Le bon veilleur que tu es aurait pu prendre le soin de mettre l’article en mémoire d’une manière ou d’une autre.

Avant, on découpait des articles dans le journal et on cornait les pages des livres. Maintenant, on fait appel à des systèmes de bookmarking et à des outils de curation, d’agrégation de contenus. Ici, il n’y a pas de méthode particulière, il convient d’agir selon se façon d’organiser les informations et selon l’usage que l’on peut en avoir. La veille peut être destinée à une revue du web, à une note de synthèse, ou simplement à demeurer en mémoire passive de manière à pouvoir dégainer le bon outil, la bonne référence ou la bonne info au bon moment.

Maintenant que tu t’es posé les bonnes questions, tu es prêt à te lancer. Dans les prochaines parties de ce dossier, je présenterai, sans être exhaustif, quelques outils fort utiles, leurs avantages mais aussi leurs limites.

To be continued…

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